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Relation intime et activité sportive, légendes, mythes et croyances populaires

Il existe de nombreux clichés lorsque l’on parle d’activité sportive liée à l’activité sexuelle. De nombreuses idées populaires persistent dans l’imaginaire des gens.

Certains pensent qu’il ne faut pas avoir de relation sexuelle avant une compétition, que les sportifs sont des chauds lapins (voir le nombre de préservatifs distribués lors des différents Jeux Olympiques), ou encore que la pratique de l’une des activités améliore les capacités de l’autre, qu’une partie de sport en chambre épuise les réserves d’énergie, pour preuve la somnolence masculine après un rapport, etc..

De nombreuses études ont d’ailleurs été étayées sur ce sujet, preuve que cela occupe considérablement l’esprit de nos sportifs et de la science. D’ailleurs, ceci ne date pas d’hier, puisque Platon lui-même aurait prodigué des conseils aux athlètes de son époque, dit-on.

Autre preuve de l’intérêt, de nombreuses listes ont été constituées afin de définir quels étaient les sports les plus bénéfiques aux ébats amoureux.


Les points communs de ces deux activités ?

Lors d’activités physiques ou d’activités sexuelles le corps met en place plusieurs processus :

-       accélération du rythme cardiaque,

-     augmentation de la température corporelle (entraînant, ou pas, la transpiration),

-       lubrification des articulations,

-  tonification de certaines zones musculaires et relâchement d’autres zones,

-       et surtout, production de plusieurs hormones. À commencer par celles dites « hormones du bonheur », la dopamine (la plus connue), la sérotonine et l’ocytocine (l’hormone du lien social, celle-ci ne serait pas produite par l’activité en elle-même mais par les interactions pendant l’activité). Mais également la testostérone (l’hormone du désir) et l’endorphine (qui réduit l’anxiété et régule la douleur), pour ne citer que celles-là.

 

Donc, d’un point de vue physiologique ces deux activités sont comparables et entraînent plus ou moins les mêmes phénomènes et les mêmes processus.

 

Sur le plan psychologique maintenant, il y a également plusieurs points de similitude :

     -       apport de plaisir et de bien-être,

     -       augmentation de l’estime de soi,

     -       évacuation du stress et des pensées négatives,

     -       amélioration des performances, 

     -       acceptation de son corps,

-       amélioration des liens sociaux,

-      

 

 

Il n’est donc pas surprenant, au vu de ces nombreux points communs, que l’idée que la pratique d’une des activités puissent avoir un impact sur l’autre, soit aussi répandue.


Et pour la performance ?

Ce terme qui veut tout dire et rien à la fois, sera traité dans cet article, comme étant liée à la fois à la durée de l’activité sexuelle mais également à la capacité d’atteindre l’orgasme.

 

Des études montrent qu’une activité physique régulière augmente la régularité des orgasmes chez la femme. Plus la reprise d’activité sportive est ancienne et plus ce pourcentage augmente. Les femmes qui ont repris le sport depuis 6 mois, ont un taux d’orgasme à chaque relation, supérieur à celles qui n’ont repris que depuis 3 mois.

Pour l’homme également, la capacité à rester actif plus longtemps pendant l’acte serait facilité par une activité sportive régulière.

 

Ces bienfaits sont également visibles face aux problèmes mécaniques (troubles de l’érection, notamment). Des études ont montré qu’une activité (même légère, 3 ou 4 heures de marche hebdomadaire), pouvaient régler le problème sans intervention médicamenteuse, pour 1/3 des sujets suivis. Pour le deuxième tiers cela favoriseraient l’effet des médicaments. C’est donc 2 patients sur 3 qui voient leur problématique se réguler ou s’améliorer uniquement grâce au sport.

 

Une activité sportive, si elle est régulière, contribue donc à la « performance » (selon notre définition) des relations physiques amoureuses.


L’intensité ?

Ces mêmes études, notamment l’une établie en France à L’I.N.S.E.P. sur des sportifs de hauts niveaux, ont démontré que l’intensité faisait également partie de l’équation et que ce paramètre ne devait pas être pris à la légère.

En effet, au-delà d’un certain seuil de pratique sportive hebdomadaire et donc de fatigue. Le sportif ne pourra plus être le chevalier arborant fièrement son étendard et ses joutes sexuelles seront moins couronnées de victoires. La libido et le désir sont également en chute libre lors de périodes d’entraînements intensifs.

Cependant, un autre point que révèle cette étude, c’est que nous ne sommes pas égaux face à ce phénomène. Ce seuil n’est pas le même selon les individus, certains trouveront la limite des bienfaits des activités sportives après à peine quelques heures d’entraînements et d’autres pourront « s’envoyer » plusieurs séances à haute intensité tout en restant performant sexuellement.

 

 

Dans l’autre sens cela est également vrai, mais avec une nuance. En effet, une pratique sexuelle soutenue pourrait avoir des conséquences négatives sur la performance sportive. Mais cela serait dû, plus au contexte de l’activité (manque de sommeil, temps de repos diminué, décalage de planning, modification de l’alimentation, etc.) qu’à l’activité sexuelle elle-même.

Pour preuve, toutes les études menées pour observer l’impact des relations sexuelles sur la performance sportive, ont conclu qu’il n’y avait aucun effet négatif à pratiquer ces deux activités à intervalles proches. Bien au contraire certains sportifs déclarent qu’une activité avec leur conjoint(e) la veille d’une compétition, leur apporte un afflux énergétique supplémentaire.

 

Pourtant beaucoup de coachs et de sportifs célèbres (Safet SUSIC, Mohammad ALI, Fabrice SANTORO – en début de carrière…), ont prôné l’idée qu’il ne fallait pas avoir des relations avant une compétition mais cela n’a toujours pas été prouvé par une étude scientifique.


L’impact d’une relation amoureuse ?

Malgré le côté léger de ces études, elles ont malgré tout le mérite d’apporter de réelles réponses scientifiques intéressantes. On sait désormais qu’une partie de jambe en l’air avec son(sa) partenaire nécessite seulement 25 à 50 calories. Soit l’équivalent d’une montée d’escaliers de 2 étages ou d’un petit jogging du 5 minutes. Rien de bien énergivore en fait.

 

En revanche la montée des hormones à la suite d’un rapport sexuel, notamment la testostérone, favorise le regain d’énergie bénéfique à l’activité sportive.


Quels sports ?

Pour que ces études soient totalement complètes, il fallait bien définir une liste des sports les plus propices à la performance sexuelle.

Il serait donc, selon ces études, préférable de pratiquer différents types de sports, puisqu’ils développeraient différentes compétences physiques et donc apporteraient une plus grande panoplie de compétences nécessaires à la performance de l’acte sexuel.

Un ensemble constitué de sports « cardio » (comme la course, la marche à pied, le cyclisme…), de sports favorisant le renforcement musculaire (musculation, haltérophilie, pilates…) et de sports développant la souplesse (yoga, stretching, gymnastique…) formerait une bonne base pour devenir un partenaire de haut niveau.

 

 

À noter que certaines personnes atteignent l’orgasme par et pendant l’activité physique, cela porte même un nom le « corégasm ». De nouvelles études sont actuellement réalisées afin de mieux comprendre ce phénomène.

 

 

Mais nous ne traiterons pas de ce sujet aujourd’hui.


Si ces deux activités sont bénéfiques pour la santé physique et psychologique des individus, effectivement, la pratique de l’une favorise la performance de l’autre.

Mais, même si le spectre du surmenage existe et donc de la contre-performance, et n’étant pas des athlètes de haut niveau pour la plupart d’entre nous, on peut considérer qu’on est tranquille sur ce point. Il n’y a donc aucune contre-indication à une pratique commune de ces deux activités, même dans un intervalle proche. Bien au contraire, c’est peut-être « le détail » qui vous fera gagner votre compétition.

Et pour ceux qui sont un peu retissant à se mettre au sport, voici une belle source de motivation pour s’y mettre ou s’y remettre. Votre conjoint(e) vous remerciera.

 

 

Alors en extérieur, en indoor, en milieu aquatique, en l’air ou en chambre, place aux jeux…

 

 

  

La team Performsport.